La descente fut abrupte. Quelques minutes d’extase laissèrent la place à une terrible agonie. Je mourrais. Mon corps entier se rebellait, combattait un ennemi invisible qui me rongeait les entrailles, agrippait mon coeur, dévorait mon foie.
Lentement mais sûrement, ma chaire perdait cette bataille. Bientôt mon urine tiède trempait mon pantalon. Je me débattait sur le sol, roulant dans les excrément que je ne pouvais plus retenir, m’enroulant dans les intestins noircis qui s’échappaient de mon rectum. Il fallut toute ma volonté, la force que me prêtait mon amour pour Katia pour ne pas laisser échapper mon âme avec ma vie.
Mon coeur cessa de battre. Le douleur reflua, s’effaça. Tout semblait plus clair, paisible. L’odeur était épouvantable mais mon corps n’y réagissait pas. Pas de nausée. Pas vraiment de dégoût. Au contraire, je restais fasciné par ce qui était en moi, par les détails que je voyait. Par la façon dont le sang envahissait le sol en béton. Je sentais monter en moi l’envie de le boire, de retrouver l’extase.
Le jour pointait. Quelque chose en moi remua. Je bougeais, vite. Je retournais dans la maison, laissant derrière moi une traînée immonde sur la moquette propre. Je me réfugiais presque inconscient dans les toilettes du rez-de-chaussée. Je me recroquevillais dans un coin.
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Toujours aussi prenant et envoutant ! J’aime bcp